La fourmilière anticapitaliste et antiautoritaire globalisée : subvertir, bloquer, préfigurer et construire des alternatives au Québec
par Nicolas Delisle-L’Heureux et Anna Kruzynski
Communication présentée dans le cadre du colloque « Mouvements sociaux et
transnationalisation des pratiques : les Amériques sont-elles différentes? »
ACFAS, Université du Québec à Trois-Rivières, les 7 et 8 mai 2007
Dans le mouvement large qui travaille à une mondialisation plus saine, nous nous intéressons plus précisément à la frange centrée sur l’action locale et sur l’autonomie collective, que Starr et Adams nomment « politique locale ». Les groupes que nous étudions agissent localement, sont autonomes, autogérés, anticapitalistes et anti-autoritaires. Ils cherchent à être cohérents avec la vision qu’ils ont de la société de demain dans leurs formes organisationnelles et dans l’expérimentation et la construction d’alternatives.
Ce texte explique comment ces groupes, frange occidentale des mouvements, travaillent à « bloquer, résister et rendre redondants » les instruments et institutions du capitalisme (Day, 2005), et comment, en plus de s'opposer au capitalisme, ils rejettent l’État, la politique partisane et tout autre intermédiaire qui sépare les problèmes sociaux de l’action directe (ex. médias de masse) (Starr & Adams, 2003).
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